Histoire de Qamar al zaman et de la princesse Budur

 

Dimanche 30 avril 2017• 14 h 30 •
FESTIVAL CONTE ET MUSIQUE EN VOLANE. ANTRAIGUES
Sieste contée dans la pénombre. Laissons tomber le voir pour mieux sentir…  Mais à l’heure de cette sieste là, il est possible que personne ne dorme ! Puisqu’il y est question d’amour..

« Elle a paru comme une lune, s’est inclinée comme un rameau de saule a exhalé un parfum d’ambre et gémi comme une gazelle… »

Le conte de Qamar al Zaman et de la princesse Budur est un des grands conte d’amour des mille et une nuits. Le roi Schahzaman a un fils, Qamar al Zaman, auquel il voue un amour passionné. Le jeune homme est en âge de prendre la place de son père sur le trône ; son vizir lui conseille de le marier d’abord. Qamar al Zaman, jusque-là fils docile, manifeste une opposition de plus en plus résolue à ce projet. Comme motif de ce refus, il allègue que, selon ses lectures, les femmes ne sont que ruse et tromperie, et qu’on ne peut leur faire confiance. Rien ne vient à bout de cette opposition, et à la fin, le roi, las des affronts subis, condamne son fils à la réclusion dans une tour, jusqu’à ce qu’il change d’avis. C’est là que le découvre une djinnia : Maymouna. Stupéfaite de sa beauté, elle en parle à un djinn qui, lui, a trouvé en Chine une créature qu’il affirme encore plus belle : il s’agît de la princesse Budur, fille de Ghayur, roi de Chine. Elle aussi a refusé le mariage, est entrée en conflit avec son père et se trouve recluse. Pour régler leur différend et savoir qui des deux jeunes gens a la beauté la plus grande, les deux djinn transportent Budur dans son sommeil et la placent à côté de Qamar al Zaman endormi : surprise, ils sont d’une ressemblance parfaite, hormis le sexe…

Illustrations d’Edmond Dulac

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